...Oui Sonia, j'ai du effacer deux ou trois messages de gens qui ne comprennent que le premier degré. Ca m'attriste... profondément. En fait c'étaient des messages pas très constructifs et un brin primaires. C'est ça les blogs, aussi...

A part ça j'analyse le fonctionnement interne des entreprises locales, c'est très, très... très... bouleversifiant. Hier j'avais encore trois heures de réunion... il fallait voir ma cheftaine s'enfiler des médocs, se moucher, se frottant les yeux rouges en nous écoutant faire nos rapports. On aurait voulu la maquiller pour faire une scène comique sur la fatigue au travail, le résultat aurait été le même. Je crois savoir qu'elle quitte son boulot tous les soirs vers 23h pour être de retour à 9h le lendemain... On reçoit même des mails d'elle le dimanche...

Je commence à cerner leur problème. En fait, ils fixent des dates limite à toutes les tâches qu'ils nous donnent à accomplir, avec des délais totalement irréalisables. De plus, ces délais sont totalement arbitraires puisque je devais finir le site internet en français pour mi-mars, et que sans souci ils en repoussent le lancement fin avril... Il mettent des deadlines foireuses pour nous pousser au cul et pour qu'on se sente toujours sous pression. Alors qu'en réalité cette pression n'a pas lieu d'exister (ou si peu), à part pour certaines tâches qui bien sûr sont VRAIMENT urgentes. Ici, TOUT est urgent. Donc selon ma théorie, si tout est urgent alors rien n'est prioritaire. Enfin vous me comprenez...

Alors mes collègues se rendent malades car ils prennent pour argent comptant les limites de temps qu'on leur impose. Et si on se fie à ces limites de temps, c'est simple, on ne dort plus. Alors ils ne dorment plus...

C'est un peu foireux car on a toujours quelque chose à faire.

En France on fait le maximum dans le temps imparti (disons 35 heures, par exemple...), ici c'est le contraire. Enfin, c'est pas très clair mais je sais que vous comprenez.

Leur pression est un peu malsaine, on dirait qu'il prenne un fouet pour se taper sur le cul.

Quant à l'humour au travail... euh... je ferme ma gueule, ça vaut mieux, ici. Humour et travail sont incompatibles, et moi je suis persuadé du contraire. Mais dans quel état je vais revenir, moi ????

Allez, Bisous à toute la famille qui me lit, qu'elle soit au Sénégal, dans le Loir-et-Cher, à Orléans, à Lyon et je-ne-sais où encore. Et gros bisous à tous les amis qui me lisent. Aujourd'hui, spéciale dédicace aux Dijonnais et aux Ermontois.